dimanche, décembre 10, 2023
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Bruno Le Maire prévoit de réduire un avantage fiscal lié aux locations Airbnb

La fiscalité des locations meublées de type Airbnb et ses loyers fait souvent polémique. Beaucoup d’élus, de villes touristiques notamment, dénoncent le fait qu’elle est plus avantageuse que la location plus classique. De plus en plus de propriétaires sont incités à mettre en location leur logement à des touristes plutôt qu’à des ménages qui l’occuperaient à l’année. Le gouvernement a annoncé qu’il allait s’attaquer à ce sujet pour tenter de résoudre la crise du logement locatif. L’ancien ministre du Logement Olivier Klein avait déclaré en mai dernier vouloir que « la fiscalité des revenus locatifs ne favorise pas les locations saisonnières au détriment des locations de longue durée.» Mais, à la surprise générale, l’exécutif, par la voix de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, a préféré raboter l’avantage fiscal particulièrement attrayant des biens classés.

L’abattement baisse de 71% à 50%

Actuellement, ces biens classés bénéficient d’un abattement de 71% sur les revenus locatifs. Cette niche fiscale est d’autant plus avantageuse que le seuil maximal de revenus locatifs est fixé à 188.700 euros par an. Le gouvernement souhaite réduire cet avantage pour limiter l’attractivité fiscale des locations touristiques. Ainsi, l’exécutif envisage d’abaisser l’abattement des biens classés à 50% pour « décongestionner le marché locatif classique, grippé, notamment par l’explosion de ce nouveau type de biens.» Cette mesure vise à aligner l’abattement sur celui appliqué aux logements non classés.

Les biens classés : gîtes ruraux, chambres d’hôtes et appartements « étoilés »

Les biens classés concernent principalement les gîtes ruraux, les chambres d’hôtes et les appartements « étoilés ». Selon Bruno Le Maire, il existerait environ 100 000 de ces biens classés. Le ministre de l’Économie et des finances dénonce le fait que « C’est énorme! Il s’agit d’une incitation à ne pas mettre son logement à la location, puisque vous pouvez gagner autant d’argent en trois mois qu’en une année.»

L’alignement des abattements

Lorsque cette mesure défendue par Bruno Le Maire sera validée, tous les abattements seront alignés, sauf celui des locations vides qui est moins intéressant. Actuellement, l’abattement pour les locations vides s’élève à 30% sur les revenus locatifs (dans le cadre du régime micro-foncier pour des revenus inférieurs à 15 000 euros par an).

Cette mesure vise à rééquilibrer le marché locatif en limitant l’avantage fiscal des locations touristiques. Les élus réclament depuis longtemps un encadrement plus strict de la location saisonnière, face à la pénurie de logements pour les habitants. Si cette mesure est adoptée, elle pourrait entrer en vigueur dans les prochains mois. Les propriétaires de biens classés seront donc concernés par cette baisse d’abattement, ce qui pourrait modifier la rentabilité de leur investissement.

Les conséquences de la baisse d’abattement

La baisse d’abattement de 71% à 50% pour les biens classés aura des conséquences importantes sur les revenus locatifs des propriétaires. Les loyers perçus seront plus fortement taxés, ce qui réduira leur attractivité financière. Les propriétaires qui louent leur logement en saisonnier risquent donc de voir leur rendement diminuer. Cela pourrait les inciter à privilégier la location à l’année, entraînant ainsi une augmentation de l’offre de logements classiques sur le marché locatif.

D’autres mesures envisagées pour encadrer la location saisonnière

Outre la baisse d’abattement, le gouvernement envisage d’autres mesures pour encadrer la location saisonnière et limiter son impact sur le marché locatif classique. Parmi ces mesures, on peut citer la limitation du nombre de jours de locations autorisées, l’obligation d’une déclaration systématique des revenus issus de la location, ou encore la mise en place d’une taxation spécifique.

Ces mesures visent à favoriser la location de longue durée et à lutter contre la pénurie de logements. De plus en plus de villes, notamment les grandes métropoles touristiques, connaissent en effet une hausse des tarifs de location et une diminution de l’offre de logements pour les habitants. La location saisonnière est souvent accusée d’être responsable de cette situation, en incitant les propriétaires à privilégier les locations courtes durées plus lucratives.

Pour finir, le gouvernement entend limiter l’attractivité fiscale des locations touristiques en réduisant l’avantage fiscal des biens classés. Cette mesure vise à rééquilibrer le marché locatif et à favoriser la location de longue durée. Si elle est adoptée, elle aura des conséquences importantes sur les revenus locatifs des propriétaires de biens classés.

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