dimanche, décembre 10, 2023
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: Il transforme avec succès un petit cagibi en pied-à-terre parisien de 6,8m²

Optimisation des studios parisiens – Chambre de bonne de 6,8 m² abandonnée depuis 40 ans

L’optimisation des studios parisiens est un sujet bien connu de Cyril Rheims, architecte montpelliérain qui a fait de cette spécialité son domaine d’expertise. Lorsque son client lui demande de transformer une chambre de bonne de 6,8 m² abandonnée depuis 40 ans, il se pose quelques questions. « Vu les prix de l’immobilier parisien, tirer le meilleur parti des surfaces est passionnant, explique-t-il. Mais là, on arrive aux limites de l’exercice. Heureusement, j’ai compris rapidement que cette micro-surface n’avait vocation qu’à servir de pied-à-terre pour mon client et pas à loger durablement quelqu’un. »

Défis architecturaux

Il faut dire que cette chambre du 17e arrondissement de Paris cumule les inconvénients: micro-surface impropre à la location, 7e étage sans ascenseur, largement mansardée… « Ce client qui habite en province et vient souvent à Paris pour affaire disposait de cette chambre de bonne. Son objectif était ce que l’on attend généralement d’un studio: pouvoir y manger, travailler, dormir à deux, disposer d’une cuisine, d’une douche et de rangements. Ce qui me sauve, c’est que les toilettes sont sur le palier, car créer une pièce fermée dans cet espace aurait vraiment compliqué la donne. » C’est ainsi que Cyril Rheims a pu se lancer dans l’aventure sur ce chantier actuellement en cours.

Un lit ajusté à 1 cm près

« Sur un espace aussi contraint, je pars en général du plus gros élément, en l’occurrence le canapé-lit, précise l’architecte. Il était impératif qu’il ne dépasse pas 1,4 m de large et qu’une fois déployé il ne soit pas plus long que 1,9 m. Quand il est ouvert, l’angle du lit n’est qu’à 1 cm de la cuisine! C’est vraiment un ajustement très serré. » Une fois le modèle de canapé trouvé et approuvé par le client, l’espace peut s’organiser autour. « Le plus compliqué a ensuite été de ménager un emplacement pour la douche vu la pente des murs, explique-t-il. Si j’ai installé une assise dans la cabine, ce n’est pas pour des questions de confort, mais il n’est juste pas possible de s’y doucher debout. »

Intégration des éléments nécessaires

Il a ensuite fallu intégrer un chauffe-eau de 80l derrière la porte, des rangements, un espace de travail, un four à micro-ondes ou encore un évier triangulaire. « Avec la soupente, il était difficile d’intégrer une hotte, c’est pourquoi j’ai trouvé cette micro-hotte qui se pose sur le côté des plaques de cuisson et qui avait d’assez bon avis d’utilisateurs », détaille-t-il. Coût d’un tel chantier? Autour de 30.000 euros de travaux auxquels s’ajoutent les honoraires d’architectes, autour de 8000 euros HT pour de très petites surfaces. Des tarifs pour ces micro-surfaces et ces petits chantiers qui ont connu une énorme inflation, bien supérieure à celle des plus grosses réalisations, déplore l’architecte.

Perspectives d’avenir

Au final, cela représente un budget conséquent, surtout lorsqu’on le rapporte à la surface (autour de 4500 €/m² pour les travaux) mais c‘est aussi une belle utilisation d’un espace sans fonction depuis des décennies. Sur cette lancée d’optimisation d’une micro-chambre, Cyril Rheims se verrait bien travailler sur des concepts de chambre d’hôtel optimisée pour peu que ce genre de demande arrive jusqu’à lui.

Renaissance d’Apollonia : un nouveau départ après l’arnaque qui l’avait laissé à l’abandon

Transformation réussie de l’hôtel des Tritons: L’histoire de la résidence Les Tritons à Sète (34)

À la découverte de l’hôtel des Tritons

Les Tritons, situé dans la ville de Sète (34), était à l’origine un hôtel prestigieux construit en 1980, bénéficiant d’un emplacement de choix à seulement 100 mètres de la Méditerranée. François Commeinhes, maire de Sète, se souvient de cet établissement comme étant un hôtel de standing emblématique. Cependant, l’hôtel a connu une descente aux enfers et a été au centre d’un scandale immobilier impliquant la société Apollonia.

Les investisseurs, principalement issus du milieu médical, ont été victimes d’une escroquerie immobilière de la part d’Apollonia. La société vendait sur plan, par le biais de démarchage téléphonique, des appartements clé en main à un prix largement surévalué, afin de percevoir une commission de 15%. Ces investissements étaient présentés comme éligibles au dispositif des loueurs en meublé professionnels (LMP), offrant des avantages fiscaux. Cependant, les acheteurs se sont vite retrouvés surendettés, conduisant à l’abandon de l’immeuble.

Les conséquences de l’escroquerie

La partie de l’immeuble détenue par Apollonia a été saisie et mise aux enchères. However, seules 51% des parts étaient disponibles à la vente, les 49% restants étant détenus par 17 autres copropriétaires victimes d’Apollonia. Face à cette situation complexe, le promoteur EnVol a décidé d’acquérir les parts vendues aux enchères pour 551 000 euros, sans garantie de parvenir à convaincre les familles désabusées de vendre leurs parts, ces dernières ayant du mal à accorder leur confiance.

La négociation laborieuse

EnVol, une entreprise familiale, a investi 18 mois pour convaincre les propriétaires de lui céder leurs parts, un processus qui s’est avéré plus long que prévu en raison du nombre d’interlocuteurs impliqués. Laurie Portales, présidente d’EnVol, a souligné les défis rencontrés, mais a également souligné la satisfaction finale qu’ils ont ressentie en réussissant à convaincre les familles lésées de céder leurs parts. Par ailleurs, EnVol a dû négocier avec les banques pour lever les hypothèques, un processus qui n’a pas été aisé mais qui a finalement abouti, les intérêts étant alignés.

La renaissance des Tritons

Après trois ans de portage foncier, EnVol a obtenu un permis de construire pour transformer Les Tritons en une résidence de 108 logements, s’alignant ainsi sur les attentes des collectivités en matière de friches urbaines. Les logements comprendront des T2, des T3 et des T5, ainsi que des jardins potagers, des terrasses privatives et 167 emplacements pour vélos. De plus, la résidence offrira une vue imprenable sur la mer dès le deuxième étage. EnVol a également annoncé que les matériaux démolis seront recyclés et réemployés, s’inscrivant ainsi dans une démarche durable et respectueuse de l’environnement.

Défi de la commercialisation

La commercialisation des logements est prévue pour début d’année prochaine, avec un prix de vente moyen de 6 000 euros TTC le mètre carré, parking compris. Laury Portales a souligné que certains propriétaires actuels ont exprimé leur intérêt pour acquérir un appartement dans cette résidence, mais les dettes contractées rendent ce projet difficile à concrétiser. Malgré ces défis, la transformation des Tritons par EnVol représente une véritable réussite, témoignant de la renaissance d’un lieu autrefois abandonné.

L’indemnisation pour les constructions illicites est réduite en cas d’expropriation

La Cour de Cassation sur l’indemnisation suite à une expropriation

La Cour de Cassation a récemment abordé la question de l’indemnisation des propriétaires dont les biens sont expropriés suite à des constructions illicites. Selon la Cour, il ne faut pas attendre une indemnisation totale pour les bâtiments construits sans autorisation initiale. En effet, la valeur de ces biens doit être diminuée d’un abattement «pour illicéité des constructions». Cette décision a été rendue dans le cadre de l’affaire N 22-18.545, où un exproprié, propriétaire en indivision d’une parcelle grevée d’un emplacement réservé pour l’extension du cimetière de la commune, contestait l’application d’un abattement de 20% sur la valeur de ses bâtiments, construits sans permis près de quarante ans plus tôt.

Un expert avait constaté que les permis de construire demandés et obtenus à l’époque ne mentionnaient pas tous les bâtiments édifiés. L’exproprié plaidait que ces bâtiments ne pouvaient pas être critiqués, étant donné qu’ils avaient été construits presque quarante ans auparavant et que toute action en démolition pour construction sans permis était prescrite. Cependant, la Cour de Cassation a rejeté cet argument, affirmant que la moins-value est justifiée pour des constructions illicites, «quand bien même la prescription de l’action en démolition serait acquise».

Une décision importante qui souligne la position de la Cour de Cassation sur le sujet et qui apporte des clarifications importantes en matière d’expropriation et d’indemnisation pour constructions illégales. Cette affaire met en lumière l’importance pour les propriétaires de respecter les règles en matière de construction, même lorsqu’il s’agit de constructions réalisées depuis de nombreuses années.

La valeur des biens diminuée d’un abattement pour illicéité des constructions

Lors d’une expropriation, la valeur des biens construits sans autorisation initiale doit être diminuée d’un abattement pour illicéité des constructions. C’est ce que la Cour de Cassation a récemment confirmé dans une affaire où un exproprié, propriétaire en indivision d’une parcelle grevée d’un emplacement réservé pour l’extension du cimetière de la commune, contestait l’application d’un abattement de 20% sur la valeur de ses bâtiments, construits sans permis près de quarante ans plus tôt. Un expert avait constaté que les permis de construire demandés et obtenus à l’époque ne mentionnaient pas tous les bâtiments édifiés. L’exproprié plaidait que ces bâtiments ne pouvaient pas être critiqués, étant donné qu’ils avaient été construits presque quarante ans auparavant et que toute action en démolition pour construction sans permis était prescrite. Cependant, la Cour de Cassation a rejeté cet argument, affirmant que la moins-value est justifiée pour des constructions illicites, «quand bien même la prescription de l’action en démolition serait acquise».

Cette décision met en lumière l’importance pour les propriétaires de respecter les règles en matière de construction, même lorsqu’il s’agit de constructions réalisées depuis de nombreuses années.

Une décision qui clarifie les règles en matière d’expropriation

La décision de la Cour de Cassation apporte des clarifications importantes en matière d’expropriation et d’indemnisation pour constructions illégales. En effet, il ne faut pas attendre une indemnisation totale pour les bâtiments construits sans autorisation initiale. La valeur de ces biens doit être diminuée d’un abattement pour illicéité des constructions, comme l’a récemment indiqué la Cour de Cassation dans l’affaire N 22-18.545.

Cette affaire met en lumière l’importance pour les propriétaires de respecter les règles en matière de construction, même lorsqu’il s’agit de constructions réalisées depuis de nombreuses années. En effet, un expert avait constaté que les permis de construire demandés et obtenus à l’époque ne mentionnaient pas tous les bâtiments édifiés. L’exproprié plaidait que ces bâtiments ne pouvaient pas être critiqués, étant donné qu’ils avaient été construits presque quarante ans auparavant et que toute action en démolition pour construction sans permis était prescrite. Cependant, la Cour de Cassation a rejeté cet argument, affirmant que la moins-value est justifiée pour des constructions illicites, «quand bien même la prescription de l’action en démolition serait acquise».

Cette décision est donc une indication claire de la position de la Cour de Cassation sur la question, et souligne l’importance pour les propriétaires de respecter les règles en matière de construction pour éviter des conséquences financières négatives en cas d’expropriation.

Des implications importantes pour les propriétaires dans le cadre d’une expropriation

L’affaire N 22-18.545 met en lumière des implications importantes pour les propriétaires dont les biens sont expropriés suite à des constructions illicites. En effet, la Cour de Cassation a récemment tranché sur la question de l’indemnisation de ces biens, en indiquant qu’il ne faut pas attendre une indemnisation totale pour les bâtiments construits sans autorisation initiale. La valeur de ces biens doit être diminuée d’un abattement pour illicéité des constructions.

Cette décision souligne l’importance pour les propriétaires de respecter les règles en matière de construction, même lorsqu’il s’agit de constructions réalisées depuis de nombreuses années. En effet, un expert avait constaté que les permis de construire demandés et obtenus à l’époque ne mentionnaient pas tous les bâtiments édifiés. L’exproprié plaidait que ces bâtiments ne pouvaient pas être critiqués, étant donné qu’ils avaient été construits presque quarante ans auparavant et que toute action en démolition pour construction sans permis était prescrite. Cependant, la Cour de Cassation a rejeté cet argument, affirmant que la moins-value est justifiée pour des constructions illicites, «quand bien même la prescription de l’action en démolition serait acquise».

Ainsi, cette décision souligne l’importance pour les propriétaires de s’assurer que toutes les constructions respectent les règles en vigueur, afin d’éviter des conséquences financières négatives en cas d’expropriation.

Les raisons pour lesquelles la mairie de Paris surévalue le nombre de logements inoccupés

Logements vacants à Paris : réalité et nuances

Une étude récente de L’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) révèle un chiffre inquiétant : 262 000 logements inoccupés à Paris, soit 19% du parc immobilier de la capitale. Cette nouvelle a suscité des réactions vives chez les acteurs politiques et les spécialistes du secteur, mettant en lumière les enjeux liés à la vacance des logements dans une ville aussi attractive que Paris. Cependant, une analyse plus approfondie révèle une réalité plus complexe, nécessitant une approche nuancée.

Les différents types de vacances

À première vue, ces chiffres laissent penser qu’il existe un vivier important de logements disponibles, sur lequel il serait possible de s’appuyer pour répondre à la crise du logement. Cependant, une analyse plus fine démontre que la situation est bien plus complexe. En effet, sur les 262 000 logements prétendument inoccupés, selon Jacques Baudrier, adjoint au Logement, seuls 100 000 seraient véritablement mobilisables, et encore, cette estimation est optimiste.

En réalité, une partie importante de ces logements vacants relève de la vacance « frictionnelle », englobant les périodes de changements de propriétaires, de locataires, de travaux, etc. La vacance « structurelle », quant à elle, concerne les logements vides depuis deux ans ou plus, représentant environ 2% du parc immobilier, soit environ 30 000 logements. Cette distinction permet de mieux cerner les enjeux liés à la vacance des logements et de définir des actions adaptées.

Par ailleurs, l’étude inclut dans la catégorie des logements inoccupés les résidences secondaires et les logements occasionnels, en se basant sur la définition de l’Insee. Cette approche soulève des questions, notamment sur la porosité des frontières entre ces différentes catégories de logements. Il est difficile d’affirmer que l’intégralité des 134 000 résidences secondaires à Paris sont réellement « inoccupées ».

42,5% des propriétaires de résidences secondaires sont Franciliens

La part des résidences secondaires a fortement progressé ces dernières années, passant de 5,7% en 1999 à 9,6% en 2020. Ce phénomène est attribué en partie à l’essor d’Airbnb, avec environ 25 000 logements illégaux recensés à Paris. Cette croissance des résidences secondaires soulève des interrogations sur leur réelle utilisation, d’autant plus que 40% des logements appartenant à des particuliers à Paris sont possédés par des multipropriétaires disposant d’au moins cinq logements en France.

En outre, Jacques Baudrier estime à une fourchette de 40 000 à 50 000 le nombre de résidences secondaires et occasionnelles pratiquement laissées à l’abandon. Cette situation soulève des problématiques complexes, mais également des opportunités d’actions concrètes pour optimiser l’utilisation de ces logements.

Réalité complexe et nuances nécessaires

Il est indéniable que la vacance des logements à Paris constitue un enjeu majeur, mais il est crucial d’adopter une approche nuancée pour appréhender cette réalité complexe. L’analyse des chiffres révèle une diversité de situations, des logements vacants frictionnels aux résidences secondaires, nécessitant une compréhension fine pour développer des stratégies efficaces.

En définitive, il est nécessaire d’affiner la compréhension de la vacance des logements à Paris pour identifier ceux qui sont réellement inoccupés ou sous-utilisés. Cette approche permettrait de définir des mesures précises pour récupérer les logements mobilisables et d’optimiser l’utilisation des ressources morale.

Quel est le coût moyen du DPE dans votre département? Découvrez les tarifs pratiqués.

Le poids croissant du DPE dans le secteur de l’immobilier

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) a acquis une importance croissante au fil des ans. Les lettres A à G, qui classent les logements en fonction de leur performance énergétique, jouent désormais un rôle déterminant dans la fixation des prix immobiliers et dans la capacité à attirer des locataires. De plus, le DPE deviendra obligatoire l’année prochaine pour prétendre à des subventions. Cependant, le DPE soulève encore des questions de fiabilité et la cohérence des prestations fournies par les diagnostiqueurs est loin d’être uniforme.

Étude sur les prix du DPE à travers la France métropolitaine

Une étude menée par la plateforme de réservation en ligne de DPE Kiwidiag.com, et publiée en exclusivité par Le Figaro, révèle que les prix moyens du DPE dans chaque département se situent en grande partie autour de la moyenne nationale de 172 euros. Cependant, des disparités significatives existent lorsqu’on observe les prix extrêmes pratiqués. Par exemple, un diagnostiqueur des Alpes-Maritimes facture 50 euros, frais de déplacement inclus, et garantit une prestation de qualité, alors qu’il est difficile de comprendre comment il est possible de facturer 900 euros pour un appartement ou même 1800 euros pour une maison, pour une prestation censée être standardisée.

Densité des diagnostiqueurs et impact des déplacements sur les prix

Jeremy Pensieri, cofondateur de Kiwidiag, note que ces prix extrêmes reflètent des aberrations qui sont finalement compensées dans la moyenne générale. Certains diagnostiqueurs tentent de facturer des montants très élevés pour des prestations peu fréquentes, tandis que d’autres, en reconversion professionnelle et ne payant pas la TVA, tentent parfois de casser les prix sur un marché difficile. L’étude révèle qu’il existe une corrélation plutôt faible, mais existante, entre la rareté des diagnostiqueurs par rapport au nombre de logements et les prix pratiqués. Ainsi, dans des régions comme l’Île-de-France ou dans les Bouches-du-Rhône où les diagnostiqueurs ne manquent pas, les prix sont relativement bas, alors que dans des départements comme les Landes, où les diagnostiqueurs sont plus rares, les prix sont plus élevés.

Les exceptions à la règle

Il existe néanmoins des exceptions à cette tendance. La Mayenne, par exemple, compte le plus grand nombre de diagnostiqueurs par logement tout en affichant des prix parmi les plus élevés de France. En revanche, la Manche propose un tarif presque deux fois plus élevé que la moyenne nationale, tandis que la Saône-et-Loire se situe à 60% en dessous du tarif moyen. Selon Jeremy Pensieri, ces disparités peuvent s’expliquer par les frais de déplacement qui doivent parfois être pris en compte. Les prix forfaitaires sont souvent majorés dans les départements les moins densément peuplés en raison des distances variables que les diagnostiqueurs doivent parcourir.

Perspectives d’avenir

Pascal Salewyn, cofondateur de Kiwidiag, estime que tous les éléments indiquent une hausse potentielle des tarifs. Les coûts des formations augmentent, les logiciels sont onéreux et la durée du diagnostic a tendance à s’allonger. Cependant, les tarifs restent stables pour le moment, en raison du ralentissement marqué du marché immobilier. Le fait que le DPE deviendra obligatoire dans toutes les demandes de subvention l’année prochaine pourrait toutefois changer la donne, bien que la mise en œuvre concrète de cette mesure soit encore floue, ce qui rend le marché peu lisible pour le moment.

«En rentrant chez moi un soir, j’ai découvert qu’il n’y avait plus de mur du tout, rendant mon logement inhabitable.»

Un locataire de Vannes a été pris au dépourvu lorsqu’il a découvert que son mur de salon avait disparu. Le locataire, qui résidait dans le logement depuis 7 ans, a été confronté à cette situation inattendue après qu’un arrêté de mise en sécurité a été délivré par la Ville en octobre 2022, entraînant des travaux d’envergure dans l’immeuble. Les soucis du locataire ont commencé lorsque des panneaux de bois ont été installés à la place du mur, et une fenêtre a été remplacée par du plexiglas. Cette situation a entraîné l’urgence de déménager une grande partie de ses affaires en raison de la poussière et de l’humidité, laissant le locataire dans un état de désarroi total.

Des travaux sans préavis

Les mécontentements du locataire s’expliquent par le fait qu’il n’a été informé des travaux que très tardivement. Seulement 15 jours avant leur début, il a reçu un mail succinct de la part du propriétaire, l’invitant à se reloger chez des amis ou des proches. De plus, aucune signalisation préalable des travaux n’a été mise en place. Les travaux de rénovation ont alors commencé en 2023, mais le propriétaire n’a pas proposé de relogement alternatif au locataire. Ce dernier s’est retrouvé dans une situation inconfortable, vivant dans un logement inhospitalier, sans chauffage et avec des trous béants dans le mur de son salon.

Mise en demeure et proposition de relogement

Face à cette situation, le locataire a envoyé une mise en demeure au propriétaire pour obtenir un relogement d’urgence. Le propriétaire a finalement accepté, mais en proposant un bien à Pénestin, une ville située à une cinquantaine de kilomètres de Vannes. Cependant, cette option n’était pas envisageable pour le locataire, en raison de l’éloignement géographique et des contraintes liées à son travail. Il a donc refusé cette offre, craignant de ne pas trouver d’autre logement à louer dans la ville de Vannes, étant donné la pénurie de biens disponibles sur le marché locatif.

Un propriétaire en désaccord

De son côté, le propriétaire fait valoir que l’architecte en charge des travaux de rénovation est responsable de la situation. Il considère que si le logement est inutilisable, c’est de la faute de l’architecte, dont les travaux ont fait céder des morceaux du mur du salon, puis ont conduit à sa disparition totale. Pour le locataire, cette situation est inacceptable et il insiste pour être relogé sur place, à Vannes, où ses obligations professionnelles le contraignent à rester.

Recherche d’une solution de relogement convenable

Le locataire redoute de ne pas trouver un autre logement dans la ville de Vannes, étant donné la tension locative qui sévit. Il s’inquiète de la disponibilité des biens et de la capacité à trouver un logement correspondant à ses besoins et à sa situation professionnelle. La recherche d’une solution de relogement appropriée devient une priorité absolue pour le locataire, qui se sent dépassé par cette situation inattendue et dramatique.

Rôle des autorités et des professionnels de l’immobilier

Il est essentiel dans ce genre de situation que les collectivités locales et les autorités compétentes puissent intervenir de manière efficace pour garantir le respect des droits des locataires. Dans le cas spécifique évoqué, une demande de mise en sécurité de la souche de cheminée a été formulée par la Ville, engendrant par la suite des travaux conséquents dans l’immeuble. Ces interventions ont eu des conséquences directes sur le logement du locataire, qui a été pris au dépourvu, sans préavis adéquat et sans possibilité de trouver une solution de relogement satisfaisante.

Il est également important que les professionnels de l’immobilier prennent en considération les besoins et les droits des locataires dans de telles circonstances. La communication et la gestion des situations d’urgence doivent être au cœur des préoccupations des propriétaires et des gestionnaires de biens immobiliers. Dans le cas présent, la gestion des travaux de rénovation a été défaillante, laissant le locataire dans une situation critique et ayant des répercussions significatives sur sa qualité de vie.

Grâce à une intervention appropriée des autorités locales et à une meilleure compréhension des droits des locataires, il est possible de minimiser les conséquences négatives de ces situations potentiellement désastreuses. Les actions concertées des différents acteurs de l’immobilier peuvent permettre de garantir des droits fondamentaux aux locataires, tout en assurant une gestion adéquate des situations d’urgence et des travaux de rénovation.

Cet immeuble unique vise à encourager les résidents à adopter des habitudes plus respectueuses de l’environnement

Un immeuble «nudge» : la tendance du futur pour l’immobilier

Le concept novateur de l’immeuble «nudge» a fait son apparition dans le paysage immobilier avec l’inauguration du premier immeuble «nudge» d’Europe, situé avenue de France à Paris 13e. Cette initiative vise à influencer positivement le comportement des habitants à travers des dispositifs originaux et innovants.

Le Nudge : une méthode incitative révolutionnaire

Le nudge, qui se traduit par «coup de pouce» en français, repose sur la mise en place de dispositifs incitatifs visant à influencer les comportements individuels. Cette méthode est déjà couramment utilisée dans d’autres domaines, comme l’automobile où des passages piétons peints en 3D incitent les conducteurs à ralentir, ou dans le secteur environnemental où des cendriers incitent les usagers à jeter leurs mégots de cigarette dans la poubelle après avoir répondu à un vote humoristique.

L’immobilier n’est pas en reste, avec des initiatives telles que l’immeuble «nudge» d’Europe, qui repousse les limites de la créativité pour créer un environnement propice à des comportements positifs. Selon Clément Théry, directeur de l’innovation chez Ogic, l’objectif est de transformer les habitudes de vie en intégrant des dispositifs novateurs dans le bâtiment lui-même. Cette approche repose sur la conviction que l’environnement influe directement sur nos actions au quotidien.

Des dispositifs novateurs pour encourager les comportements positifs

L’immeuble «nudge» d’Europe propose une série de dispositifs novateurs visant à encourager des interactions positives entre les habitants. Ainsi, des totems devant la buanderie encouragent les enfants à partager un espace commun, tandis qu’un mur pixel permet de composer des messages pour favoriser la communication entre voisins.

Des façades graphiques devant chaque logement, appelées «façades du moi», offrent la possibilité aux habitants de montrer leurs passions et de les partager avec leurs voisins, abolissant ainsi la frontière de la porte d’entrée. Des dispositifs tels que des ancres aimantées sur les robinets rappellent la nature et favorisent une attitude éco-responsable au quotidien.

L’importance de l’interaction sociale dans le bâtiment

L’idée de l’immeuble «nudge» est de créer un environnement propice aux interactions sociales entre les habitants. Ainsi, les passerelles extérieures qui desservent les 12 niveaux de l’immeuble invitent les habitants à se croiser et à échanger entre eux. De plus, la disposition des ascenseurs, volontairement cachés dans des recoins sous les cages d’escalier, encourage les habitants à privilégier les escaliers pour favoriser une vie plus active.

Des services et équipements spécifiques sont également mis à la disposition des habitants, tels qu’une salle avec rameurs et vélos, un potager, un atelier de bricolage et une bibliothèque. Ces équipements visent à favoriser le bien-être et l’épanouissement des habitants, en encourageant des activités physiques et intellectuelles au sein de l’immeuble.

L’innovation a un coût

L’intégration de dispositifs novateurs dans un immeuble a un coût non négligeable. En effet, l’immeuble «nudge» d’Europe a nécessité des travaux importants pour un montant de 32 millions d’euros (HT). Des dépenses importantes ont été nécessaires pour mettre en place des dispositifs et des équipements spécifiques visant à favoriser le bien-être et les interactions sociales entre les habitants.

Cela se reflète également dans le prix des logements, qui s’élève à 12.000 euros le mètre carré. Cette tarification tient compte des coûts élevés liés à l’intégration de dispositifs innovants, tels que des boîtes à ressort pour absorber les vibrations du train à proximité de l’immeuble, ainsi que la structure entièrement en bois, deux fois plus onéreuse que le béton.

L’immeuble «nudge» d’Europe

Cet immeuble représente une avancée majeure dans le domaine de l’immobilier, en intégrant des dispositifs novateurs visant à influencer positivement les comportements des habitants au quotidien. Cette approche place l’interaction sociale et le bien-être au cœur de la conception du bâtiment, offrant un exemple novateur pour les futurs projets immobiliers.

La construction du nouveau quartier de luxe sur la mer à Monaco avance à grand pas

Mareterra, l’écoquartier de Monaco : un projet titanesque en avance sur son temps

La création du quartier de l’Anse du Portier à Monaco est un projet hors normes qui marque une avancée significative dans le domaine de l’urbanisme et de la construction en zone littorale. Avec une superficie de 6 hectares, ce nouvel ensemble immobilier s’étend sur la mer et s’inscrit dans la lignée des précédentes extensions réalisées autour du Rocher depuis plus d’un siècle. Cette nouvelle initiative, baptisée Mareterra (entre terre et mer), est le premier écoquartier de la Principauté, promettant ainsi une approche novatrice et respectueuse de l’environnement.

Une avancée raisonnée sur l’eau

Le projet Mareterra incarne une approche écologiquement et économiquement viable, reflétant les objectifs du souverain de Monaco. La construction du quartier s’est déroulée avec un souci environnemental et une attention particulière à la préservation de la biodiversité marine. Les posidonies, éléments essentiels à l’écosystème sous-marin en Méditerranée, ont été déplacées avec précaution, et des aménagements spécifiques ont été réalisés pour favoriser l’installation de la faune marine. De plus, 40% de la superficie de Mareterra sera végétalisée, créant ainsi un îlot de fraîcheur dans une ville majoritairement minérale.

Des retombées économiques majeures

La commercialisation des logements à Mareterra s’inscrit dans une dynamique économique exceptionnelle, visant une clientèle internationale en quête de grandes unités immobilières. Les prix de marché, bien que non communiqués publiquement, reflètent la position privilégiée de Monaco en tant que marché immobilier de luxe. Les investissements dans ce projet s’adressent à une clientèle fortunée, avec des logements pouvant atteindre 600 m² en moyenne et des villas dépassant les 2000 m². Cette approche exclusive garantit une diversification de l’offre monégasque et attire une clientèle européenne variée.

Une avance sur le calendrier prévisionnel

Le chantier de construction de Mareterra a connu une avancée significative sur le calendrier initial, dépassant les attentes en termes de planning. Cette progression anticipée a engendré une mobilisation accrue des autorités monégasques impliquées dans le processus de livraison. Avec une échéance de livraison prévue dans un an, les équipes de construction sont mobilisées pour finaliser les 140 logements du projet dans les délais impartis.

Une approche architecturale d’exception

Les prestigieux noms de l’architecture mondiale ont contribué à la planification et à la réalisation des bâtiments de Mareterra. Renzo Piano, célèbre pour ses œuvres emblématiques, est à l’origine de la conception stylistique d’un immeuble majeur du quartier. Le cabinet Valode et Pistre Architectes, ainsi que les architectes Tadao Ando, Norman Foster et Stefano Boeri, ont également apporté leur expertise à ce projet novateur. L’approche architecturale vise à créer un environnement naturellement intégré à son environnement, en respectant les courants marins et en favorisant une mise en verdure coordonnée par le paysagiste Michel Desvignes.

Une clientèle internationale séduite

La commercialisation des biens immobiliers à Mareterra a rencontré un franc succès auprès d’une clientèle internationale, majoritairement composée d’acheteurs européens. Ce nouvel écoquartier a su répondre aux attentes d’une clientèle exigeante, attirant des résidents potentiels qui investissent pour la première fois à Monaco. Cette diversification de la clientèle internationale reflète l’attrait novateur de Mareterra et confirme son positionnement unique sur le marché immobilier monégasque.

Mareterra incarne une approche visionnaire de la construction et de l’urbanisme, anticipant les enjeux économiques, environnementaux et sociaux pour répondre aux attentes d’une clientèle internationale exigeante. Ce projet titanesque, en avance sur son temps, marque une avancée significative dans le domaine de l’immobilier de luxe et confirme le statut privilégié de Monaco en tant que marché immobilier d’exception.

Les logements les plus énergivores sont généralement conservés pendant une longue période

Allongement des durées de détention des logements en Île-de-France : un phénomène préoccupant

Selon les statistiques publiées par les notaires du grand Paris, on observe un allongement des durées de détention des appartements vendus en Île-de-France au cours des dix dernières années. Cette tendance suscite des préoccupations quant à la mobilité des ménages et à la qualité énergétique des logements sur le marché.

La crise du logement freine la mobilité des ménages

Élodie Frémont, présidente de la Commission des statistiques immobilières des notaires du Grand Paris, souligne que la crise du logement actuelle freine la mobilité des ménages. En effet, les conditions de mise en vente et de financement pour acheter un nouveau logement sont de plus en plus difficiles. En conséquence, de plus en plus de ménages se retrouvent dans l’incapacité de faire face à une hausse des mensualités ou d’acheter un logement plus petit. Ainsi, ils préfèrent épargner davantage et ne pas changer de bien.

Un phénomène surtout observé chez les logements énergivores

L’allongement des durées de détention concerne principalement les logements les plus énergivores. Ce phénomène touche vraisemblablement les ménages avec des moyens limités, qui sont susceptibles d’habiter des appartements peu performants du point de vue énergétique. Par ailleurs, les notaires relèvent également un afflux récent sur le marché de passoires thermiques détenues depuis longtemps.

Une augmentation des transactions pour les appartements classés F et G

Une tendance inquiétante se dégage des données : la part des appartements classés F et G est passée de 10% des transactions en 2019 à 18% tant en 2022 qu’au début de l’année 2023. Ce phénomène s’explique en partie par une méthode de calcul plus stricte du Diagnostic de Performance Energétique (DPE). En outre, cette poussée des ventes de logements énergivores a permis le retour sur le marché de logements détenus depuis longtemps. Les appartements étiquetés «G» vendus en 2023 ont atteint une durée de détention médiane record de 13,3 ans, soit plus de 3 ans de plus qu’en 2021 (10,1 ans) et 5 ans de plus qu’il y a 10 ans.

Une hausse sensible de la durée de détention pour les étiquettes D, E et F

Pour les autres étiquettes énergétiques, la durée de détention est également en hausse, notamment pour les étiquettes D, E et F. Seuls les logements classés A, B ou C restent en dessous de la barre des 10 années de détention, ces biens étant relativement rares. En ce qui concerne les maisons, la durée de détention des plus énergivores suit la même tendance que pour les appartements, voire l’amplifie. La durée de détention d’une maison classée G est passée de 10,9 ans en 2021 à 15,7 ans en 2022 et même 17,1 ans en 2023. Cependant, ces maisons demeurent marginales dans les ventes, ne représentant que 5% des transactions en 2023.

L’allongement des durées de détention des logements en Île-de-France

Il s’agit d »un phénomène préoccupant, qui soulève des questions sur la qualité énergétique du parc immobilier et ses conséquences sur la mobilité des ménages. Il est essentiel de mettre en place des mesures pour promouvoir la rénovation énergétique et encourager la mobilité résidentielle, afin de garantir un parc immobilier de qualité et de favoriser l’accès à un logement adapté pour tous les ménages.

L’expropriation de cet immeuble à Bayonne est en cours en vue de sa démolition

Crise du logement au Pays basque : l’expropriation d’un immeuble à l’abandon

Depuis plusieurs mois, le Pays basque est confronté à une crise du logement particulièrement sévère, poussant notamment la région à rejoindre récemment le dispositif de l’encadrement des loyers. Cette crise a des répercussions à Bayonne, la capitale de la région. Un immeuble abandonné depuis plus de 10 ans en plein centre-ville fait polémique. Situé face à la cathédrale de la ville, dans un secteur touristique, il prive la cité de logements et gâche le paysage. Dans ce contexte, la municipalité a lancé une procédure d’expropriation sur cet immeuble, comme l’a rapporté le quotidien Sud-Ouest, sur la base d’une valeur nulle, en raison de sa dangerosité pour les passants et le voisinage, notamment en raison d’un effondrement partiel de sa toiture à l’été 2022. Certains copropriétaires ayant investi leurs économies dans ce bâtiment sont confrontés à une situation financière difficile, devant rembourser 1100 euros de crédit par mois jusqu’en 2034.

Une situation complexe

Au départ, l’immeuble faisait partie d’une opération immobilière utilisant le dispositif de la loi Malraux, offrant des avantages fiscaux pour la rénovation de biens à caractère historique situés en zone éligible. Cependant, un incendie dans un bâtiment voisin fin 2011 a endommagé l’immeuble, nécessitant l’intervention des pompiers qui ont dû noyer la structure sous une grande quantité d’eau. Cette remise en état aurait occasionné un surcoût d’un million d’euros, mettant fin à l’opération. En 2017, l’affaire s’est retrouvée sur le terrain judiciaire.

Depuis lors, l’affaire est bloquée au niveau juridique, les copropriétaires ne parvenant pas à s’entendre sur la marche à suivre. Un arrêté de mise en sécurité a prescrit la démolition complète de l’immeuble depuis le 16 janvier 2023. Mais pour que la Ville devienne propriétaire des lieux, l’expropriation doit être validée par le préfet. Les trois copropriétaires qui souhaitaient mener des travaux comptent se mobiliser et utiliser toutes les voies de recours juridiques disponibles. Du côté de la mairie, on ne cache pas sa volonté de démolir l’immeuble dès que possible. Le directeur des services techniques de Bayonne souhaite installer quatre logements sociaux dans l’immeuble rebâti.

La crise du logement au Pays basque, et en particulier à Bayonne

C’est un enjeu majeur pour les autorités locales ! La situation de l’immeuble abandonné depuis plus de 10 ans en plein centre-ville met en lumière les défis auxquels la municipalité est confrontée. L’impact sur les copropriétaires qui ont investi dans ce projet immobilier est également important, laissant entrevoir une situation financière difficile pour certains d’entre eux. En mobilisant les ressources nécessaires et en faisant appel à toutes les voies de recours disponibles, la municipalité et les propriétaires concernés pourraient parvenir à une résolution positive, tout en palliant à la crise du logement dans la région.