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Après six ans, la résidence est enfin libérée des squatteurs, un immense soulagement

Expulsion des squatteurs : un soulagement pour les propriétaires

La fin d’un long calvaire pour Christelle, habitante d’Annemasse (74), qui a appris que les squatteurs occupant un appartement dans sa résidence ont enfin été expulsés. Après six ans de souffrance, Christelle respire enfin. Selon elle, la police est intervenue ce matin-même pour signifier aux squatteurs qu’ils disposaient de seulement 24 heures pour quitter les lieux. Cette propriétaire a également été agressée physiquement et verbalement par l’un des occupants illégaux, ajoutant à son traumatisme.

La préfecture de Haute-Savoie, contactée par Le Figaro, confirme que les lieux ont été évacués et précise que l’occupant a quitté les lieux avant l’expiration du délai imparti. Ainsi, le propriétaire légitime a pu récupérer l’appartement. La préfecture souligne également qu’elle sera vigilante au respect de la dignité du squatteur et de celles des personnes vivant avec lui. D’après une des copropriétaires, l’homme et son fils étaient accompagnés d’une femme à l’origine de cette affaire de squat, et au moins d’un autre enfant. Le syndic doit maintenant se rendre sur place pour changer la serrure de l’appartement afin d’éviter que les squatteurs ne reviennent.

La décision d’expulsion des squatteurs annulée par le Tribunal administratif de Grenoble

La nouvelle est tombée jeudi soir : le Conseil d’État a annulé la décision du Tribunal administratif de Grenoble qui avait suspendu l’expulsion des squatteurs le 23 octobre. Le Tribunal avait justifié sa décision en indiquant que si les squatteurs étaient expulsés immédiatement, ils se seraient retrouvés « sans solution de relogement ou d’hébergement ». Une aberration pour le Conseil d’État, qui a décidé de mettre fin à cette situation et de rendre enfin justice aux propriétaires lésés.

Le Conseil d’État a notamment mis en avant le fait que le squatteur, M. Chergui, occupe un emploi stable en Suisse, avec un salaire mensuel de plus de 6000 euros, ne justifiant aucunement qu’il se trouve à l’abri du besoin, y compris pour trouver rapidement une solution de relogement convenant à son fils de sept ans. Cette décision met fin à l’impunité dont bénéficiaient les squatteurs, et envoie un message fort aux personnes qui cherchent à s’approprier illégalement des biens.

Un soulagement pour les habitants de la résidence du Clos Greffier

Cette victoire est le soulagement attendu pour de nombreux habitants de la résidence du Clos Greffier. Christelle se réjouit pour sa sœur, qui a également vu son appartement squatté et a dû déménager en juillet 2022 après que son logement ait été inondé par les occupants illégaux. Ce dénouement marque le début de la fin de l’anxiété pour les habitants de la résidence qui aspirent à une vie paisible et sûre dans leur environnement.

Les propriétaires ont enfin pu récupérer leur bien immobilier suite à des années de souffrance et de lutte. La décision du Conseil d’État apporte une lueur d’espoir aux propriétaires confrontés à des cas de squat qui relèvent souvent d’une complexité juridique et d’un diagnostic social délicat. La justice doit maintenant accélérer les procédures pour donner un signal fort aux squatteurs, et éviter que de telles situations ne se reproduisent.

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